La recherche guérit le cancer

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Méthodes thérapeutiques modernes

Actualisé le 19.02.2009

Avec les études d’optimisation des thérapies (TOS) une voie a été ouverte, tendant à introduire des nouvelles technologies issues des laboratoires de recherche, au profit des patients. Bon nombres de ces technologies ont en partie été financées par des projets menés dans le cadre des anciens projets cadres de recherche de l’UE.

Méthodes de dépistage précoce

Avec des méthodes hautement sensibles, des cellules tumorales peuvent être identifiées dans le sang ou dans les os aussi bien dans les cas de leucémies que de tumeurs cancéreuses, afin de

  • déterminer l’ampleur de la maladie avant de commencer la thérapie
  • servir de repère optimal pour la tolérance thérapeutique
  • de déceler une rechute pendant et après la maladie à un stade très récent.

Ce diagnostic affiné conduit à une thérapie individualisée, adaptée aux risques effectivement encourus par le patient.

 

L’institut de recherche contre le cancer infantile de St. Anna a conçu des méthodes de détection immunologiques sensibles et moléculaires pour différents types de cancers (leucémies, Sarcome d’Ewing, neuroblastome). Leur utilisation est déjà devenue un standard au niveau européen pour les leucémies. Ces analyses permettent seulement neuf semaines après le diagnostic de déterminer la tolérance à la thérapie et d’évaluer ainsi le risque de rechute.

 

Cela signifie que des enfants présentant un risque moindre sont exposés à moins d’effets secondaires. Chez les enfants présentant une mauvaise tolérance, une thérapie alternative doit permettre d’augmenter les taux de guérison.

Transplantation de moelle osseuse

Pour de nombreux leucémiques, la seule thérapie permettant de les sauver

 

Pour ce faire, des cellules précurseurs de l’hématopoїèse (des cellules dites cellules souches de moelle osseuse), extraite de la moelle osseuse d’un donneur (KM), sont transmises à un receveur dont la moelle osseuse et le système immunitaire ont été largement détruits par une éventuelle chimiothérapie. Cette procédure s’est avéré être le procédé le plus efficace pour détruire des cellules cancéreuses restant dans l’organisme du patient et peut être utilisée avec succès dans un nombre beaucoup plus grand de cas en raison des sensibles améliorations de la méthode.

 

La condition préalable pour une transplantation réussie réside dans la concordance des caractéristiques de compatibilité entre le donneur et le receveur. Une banque de données regroupant des informations sur près de 10 millions de donneurs potentiels simplifie aujourd’hui l’identification des donneurs compatibles. Une méthode hautement sensible analysant les paramètres caractéristiques des cellules par cytométrie en flux (FACS) est utilisée avec succès, même pour des transplantations haploidentiques dans lesquelles les caractéristiques de compatibilités ne concordent qu’à 50% entre le donneur et le receveur.

Transplantation de cellules souches hématopoїetiques

Ce procédé plus récent a fait ses preuves autant pour la transplantation autologue de cellules souches (= Réintroduction de propres cellules souches hématopoїetiques acquises dans le circuit sanguins, en particulier avec des patients atteints de formes de cancers avec métastases agressives) que pour la transplantation allogène de cellules souches (= infusion de cellules souches hématopoїetiques d’un donneur étranger compatible, par ex. pour des cancers hématologiques ou immunologiques bénins, mais pouvant être mortels).

  • Jusqu’à il y a quelques années, les cellules précurseur hématopoїetiques étaient généralement extraites de la moelle osseuse. Les résultats obtenus par l’institut de recherche contre le cancer infantile de St. Anna ont toutefois révélés que les cellules souches extraites du sang (après traitement spécifique) avaient une croissance nettement meilleure chez le receveur et que ce dernier les tolérait aussi beaucoup mieux.
  • Pour le donneur, l’extraction des cellules souches présente moins de risques, pour le receveur, cela signifie une régénération plus rapide de l’hématopoïèse après la transplantation.
  • À l’aide des nouvelles méthodes génétiques, il est possible de surveiller la régénération des cellules hématopoїetiques après une transplantation. Dès les premiers jours suivant la transplantation, il est possible de déceler un rejet ou un début de reprise de la maladie et donc de réagir t en conséquence sur la thérapie.
  • Les premiers mois qui suivent la transplantation sont une période critique pour le patient. De par le refoulement du système immunitaire, l’organisme du receveur doit d’abord « apprendre » à tolérer les cellules souches transplantées. Jusqu’à ce que le propre système immunitaire soit entièrement rétabli, les risques d’infection sont élevés. Le but de l’immunologie de transplantations est de concevoir un procédé qui vienne à bout de ces deux aspects.