La recherche guérit le cancer

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Coup d’envoi de l’ascension du Großglockner 2009

Actualisé le 21.09.2009

(Preiner Gscheid 22.08.2009) C’est le massif du Rax qui a été choisi pour préparer les participants à l’ascension du Großglockner 2009, organisée dans le cadre du projet « La Recherche guerit le cancer » soutenu par l’UE.

Prise de contact des participants et échanges avec des vétérans du Großglockner

La veille, les 9 participants au projet du Großglockner, d’anciens enfants atteints de cancers et âgés aujourd’hui de 17 à 36 ans, originaires de Vienne, de Basse-Autriche, de Haute-Autriche, de Steiermark, d’Allemagne, de Pologne et de Slovaquie, se sont retrouvés dans une pizzéria dans une ambiance conviviale, terminant la soirée chez un glacier. Les deux « vétérans du Großglockner »Peter, un jeune survivant du cancer (= Survivor), et Daniela, psychologue clinique, qui ont déjà gravi le plus haut sommet d’Autriche en 2006 dans le cadre d’un projet mené de concours par l’hôpital pour enfants de St. Anna et l’initiative parentale autrichienne d’aide aux enfants atteints de cancers, ont ainsi pu livrer quelques précieux conseils à leurs successeurs.

Tour d’échauffement dans le Rax, par temps brumeux et pluvieux

C’est Preiner Gscheid qui a organisé cette excursion d’échauffement en montagne. La troupe des sept compères (deux participants n’ont malheureusement pas pu prendre part à cet entrainement) était encadrée par le guide de montagne Hans Thurner, ainsi que des collaborateurs de l’institut de recherche contre le cancer infantile de St. Anna, de l’hôpital pour enfants, de la société de production cinématographique Otto Pammer et d’une psychologue externe.

 

L’ascension, effectuée le long d’une ancienne piste de ski, empruntant des sentiers rocailleux à travers les forêts et les pâturages jusqu’au « Schlangenweg », ne s’est pas faite sans mal. L’air était particulièrement chargé d’humidité. Le groupe s’est provisoirement scindé au niveau de la cuvette des « Siebenbrunnen » (sept fontaines).

Le Schlangenweg et le chemin de Karl Kantner

C’est accompagnée d’une collaboratrice de l’institut de recherche contre le cancer infantile de St. Anna et de Petzi, un Golden Retriever, que Zuzana, Slovaque de 23 ans, est venue à bout de l’abrupt Schlangenweg.

 

Les autres se sont rendu de l’autre côté de la vallée, d’où ils avaient une vue sur le Schlangenweg et ont escaladé, sur les recommandations de leur guide de montagne Hans Thurner, le chemin de Karl kantner, sécurisé par des étriers et des barres de fer. Le groupe s’est alors reformé sur le haut plateau, à la « Karl-Ludwig-Haus ».

Relever le défi malgré une prothèse

Àlors que Zusanna était âgée de 19 ans, les médecins ont diagnostiqué un ostéosarcome, un cancer des os, à la jambe gauche. Si la maladie n’est pas traitée, elle est mortelle. Zuzana a dû subir une amputation partielle du tibia. Depuis, elle vit avec une endoprothèse. « Malheureusement, il m’est impossible de faire du vélo, ou du moins, je n’ai encore trouvé aucun fabricant qui puisse adapter un vélo à mon handicap », regrette la jeune Slovaque.

Deux sommets atteints

Lors de cette excursion de sept heures, la jeune femme et ses acolytes ont gravi deux sommets, qu’ils ont attaqués depuis le haut-plateau : la Heukuppe, haut de 2007 mètres et la Predigtstuhl culminant à 1902 mètres. La descente par le sentier de Waxriegel, en partie très étroit et abrupte, menant sur des flancs recouverts de verdure et des rochers instables a été particulièrement éprouvante pour tout le groupe. Les ondées passagères et le temps changeant leur ont compliqué la tâche, les obligeant plusieurs fois à mettre et à défaire leurs vêtements de pluie et leurs maillots thermolactyls. Le sol était totalement meuble et glissant et c’est seulement après un certain temps d’essai que les participants se sont fiés à leurs chaussures à semelles antidérapantes.

 

« Naturellement, l’effort physique est nettement plus intense lorsque l’on évolue sur un terrain humide, rocailleux et parfois même très abrupt, qui plus est avec une prothèse de la jambe, mais le groupe m’a énormément soutenu et je me suis découvert de nouvelles capacités, méconnues jusqu’alors »

 

résume Zuzana. Zusanna ne s’est pas joint au groupe pour l’ascension du Großglockner car elle n’était pas sûre à 100% de ses capacités, ou disons que le projet du Großglockner aurait dû être organisé sur une plus longue durée. Zuzana en retient toutefois une leçon positive:

 

« C’est le chemin qui fait la destination. »

 

C’est passablement épuisé par les efforts fournis, mais revigoré par cette merveilleuse aventure, en pleine nature, par de magnifiques edelweiss en fleur le long du chemin menant à la Predigtstuhl, des salamandres et des chamois craintifs arpentant le flancs des montagnes, que le groupe est finalement arrivé à son but.